Bell 47G (BMI)

Après l’avoir croisé dans les revues de modélisme, le voici sur ma route, ou plutôt devant moi, sur un rayonnage de magasin de jouets : le Bell 47G de BMI. Après moulte hésitations, rêveries, etc … je rouvre les yeux : radio dans les mains le voici à mes pieds, tout jaune, prêt à décoller ! Après 3 semaines d’utilisation quasi quotidienne, voici l’avis d’un néophyte total en hélico RC sur le Bell 47G de BMI.

Les mensurations du moustique :

  • Longueur fuselage : 370 mm
  • Diamètre rotor : 347 mm
  • Accu : LiPo 2S1P800 mAh
  • Masse en ordre de vol : env. 280g
  • Radio : livrée avec, 4 voies, module 4 en 1 intégré.
Bell 47G (BMI)
Bell 47G (BMI)

Préparation :
L’engin est vendu uniquement en RTF : à la sortie de la boîte, seules 3 actions sont nécessaires : 1. Fixer la barre de bell ; 2. Charger la batterie LiPo ; 3. Trouver 8 piles R6 et les installer dans la radio. Pour le reste… euh… quel reste ?? c’est prêt !

Premiers vols :
Les trois premiers soirs ont été consacrés à la découverte des réactions de cette machine… au sol ! bref, pas question de la faire décoller, ne connaissant pas la stabilité en l’air, il n’était pas question de la faire voler dans les 4 mètres carrés « réservés » dans l’entrée de l’appart ! Puis, au troisième soir, le saut de puce… aaaah !! ça vole !! enfin plutôt : ça saute !! 🙂 Les premières envolées, plus ou moins contrôlées, ont révélé un engin finalement assez stable, mais qui nécessite d’être piloté constamment : c’est bien un hélico ! 😉

Les principes de base du stationnaire « nez vers l’avant » sont donc assez vite acquis, en quelques vols (1 par jour minimum, en respectant le temps de refroidissement de la batterie avant de la mettre en charge !).

Viennent ensuite les premières mini-translations ; là, bonne surprise pour le néophyte : l’engin étant autostable (merci le coax !), la translation n’a pas tendance à s’emballer, mais bien à se stopper d’elle même en quelques mètres. A moi les translations de la table du salon au sol, et inversement !

Pour anecdote, la première tentative de décollage depuis la table du salon s’est soldée par un crash (heureusement sans trop de conséquences) : en effet, la table basse étant … d’une surface bien délimitée, une fois l’engin en l’air, à la limite du plateau, il se crée une dépression au niveau de ce bord où la portance s’écroule tout bonnement, vu que l’air pulsé vers le bas par le rotor n’est pas compressé de la même manière au dessus du sol (1 mètre), qu’au dessus de la table (à 50 cm). conclusion, un départ engage qui se finit… dans le canapé ! bilan : une bonne grosse trouille, et merci aux réflexes acquis avec l’avion, notamment de celui de couper les gaz rapidement ! …
la suite… bientôt !
En attendant, une petite photo en vol… de salon !

[Image]

Evolutivité :
Au niveau de l’hélico lui même , je ne vois pas grand chose à modifier : à l’heure actuelle, aucun fuselage de remplacement n’est prévu.
pour les accus, l’utilisation d’une batterie de plus de 1000 mAh n’est pas forcément une bonne chose : le rapport entre le gain d’autonomie et la surconsommation liée au surpoids ne joue pas en faveur d’un changement.
Personnellement, seuls 2 axes d’évolution me sont apparus :

  1. la radio : j’ai choisi d’utiliser ma MC-12 à la place de la CoPilot d’origine.
  2. les défis : que de choses à tenter avec un tel moustique !! et ce, en gymnase, en appart, ou autre !!! les seules limitations, outre celles liées au dimensions de la machine, sont surtout… celles de l’imagination !! à compléter…


Conclusion :
Le Bell 47G, en tant que bi-rotor coax’ est officiellement à classer dans les « micro-hélis » du même nom, faciles à piloter. Néanmoins, même s’il est annoncé autostable, hyper-facile à piloter, même pour un débutant, il faut garder à l’esprit que la rigueur du modéliste doit s’appliquer ici aussi : les checklists et vérifications de base sont obligatoires, comme pour tout autre modèle, aussi bien pour des raisons de sécurité que pour la survie du modèle lui-même. D’autre part, le modèle se pilote constamment : pas question de lacher les manches : c’est le crash assuré ! même en pure indoor, l’hélico aura toujours tendance à dériver ça ou là… enfin, malgré tout cela, il s’agit, en tout cas pour moi, d’une introduction merveilleuse au monde de l’hélico rc, pour la simple raison qu’il est extrêmement facile à prendre en main, et ne peut que donner envie de progresser, voire de passer à un modèle plus… conséquent !